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Et si le Remote était le futur mode de travail des entreprises ?

Vous me direz sans doute: le Remote ? Connais pas ! Ou encore, c'est quoi ce nouveau truc ?... Eh, bien, même si le terme ne vous dit rien, vous en avez tous déjà entendu parler car il ne s'agit d'autre que du télétravail, ou travail à distance si vous préférez. Cette nouvelle culture d'entreprise est très en vogue depuis un certain temps à travers le monde. Mais que faut-il attendre de son évolution dans les années à venir?

Cela fonctionne comment ?

Originaire des Etat-Unis, le Remote peut être défini comme une forme d'organisation au sein de l'entreprise dans laquelle le travail qui aurait pu être effectué dans les locaux de l'employeur est éxécuté par l'employé à son domicile et ce, de façon régulière et volontaire, en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
Le code du travail en France stipule que pour qu'il y ait Remote, il faut que certaines conditions soient réunies: le travail doit, non seulement, être effectué hors de l'environnement de l'entreprise, mais il doit être constant et validé par les deux parties (employeur et salarié) dans le cadre d'un contrat. Le télétravailleur pourra alterner des périodes de travail dans l'entreprise et d'autres hors de celle-ci. Mais lorsqu'il est occasionnel et ne nécessite pas l'usage des NTIC, ce travail ne peut être considéré comme relevant du Remote. Un employé à domicile effectuant des travaux de couture, par exemple, ne peut être considéré comme un télétravailleur, dit la loi.

Effet de mode ou concept pertinent?

Les avantages inhérents au Remote sont multiples. Source de flexibilité pour les acteurs de l’entreprise, il permet de mieux articuler vie professionnelle et extra-professionnelle, mais aussi de favoriser la qualité du travail, selon des études qui ont été réalisées sur le sujet.
Côté employeur, le Remote permettrait une réduction assez conséquente des charges liées aux infrastructures. L'entreprise peut continuer d'embaucher sans augmenter la capacité d'accueil de ses locaux. Il permet également une meilleure gestion des déménagements et des transferts d'activité dans la mesure où si l’entreprise change de lieu d’activité, il est possible d’éviter les licenciements liés au changement de zone géographique. Il permet aussi une meilleure intégration des salariés ayant des contraintes familiales importantes ainsi que des handicapés. Si l’entreprise ne possède pas de locaux aménagés pour ces derniers, elle peut tout de même en recruter, en partant du fait que ceux-ci vont travailler à partir de chez eux. Et, last but not least, les études révèlent que la mise en place du travail à distance est le garant d'une réduction du turn-over ainsi que de l'absentéisme et constitue itou un argument très attractif à l'embauche.
Côté employé, le Remote est synonyme d'amélioration des conditions de travail, soulignent les enquêtes. Finis les open-space stressants et toutes les nuisances sonores de l’entreprise. Résultat : une meilleure concentration et une augmentation de la productivité, généralement évaluée à plus de 20%. Cette forme de travail procure aux salariés un gain en autonomie et en responsabilité. Il inspire un réel sentiment de liberté et favorise l'épanouissement.

Militer pour... ou se positionner contre ?

Dans la Silicon Valley, le Remote est devenu une norme de travail. Des entreprises croient si fort en cette nouvelle forme d'organisation que certaines, comme Automattic, société éditrice du très populaire CMS Wordpress, s'est vue obligée de fermer ses locaux. Sur la trentaine d'employés qui bénéficiaient d'un espace de travail, des mieux lotis en plein quartier de San Francisco où cohabitent les firmes Uber et Twitter, seule une petite poignée d'entre eux se rendaient quotidiennement dans les bureaux. Rapporté à la taille des locaux, cela faisait 300 mètres carré par employé, a ironisé Matt Mullenweg PDG de l'entreprise qui a fait du Remote sa marque de fabrique. L’entreprise compte à l'heure actuelle plus 550 salariés basés dans une cinquantaine de pays. "Nous avons l’opportunité de recruter des talents peu importe où ils se trouvent", peut-on lire sur la page de recrutement du site d’Automattic qui ne peine pas, comme d’autres entreprises technologiques, à trouver des développeurs informatiques. Les entretiens se font via Skype et les nouveaux embauchés bénéficient d’une prime de 2 000 dollars pour aménager leur bureau à domicile.
À l’opposé de la culture d’entreprise à l’ancienne, où les heures de départ et d’arrivée au bureau sont scrutées et calibrées, de nombreuses entreprises se sont faites aujourd'hui ambassadrices de ce nouveau mode de travail, le Cloud et les SaaS facilitant les échanges. En France plus de 13% de start-up aurait adopté le Remote.
Mais Il est toutefois important de signaler que certaines entreprises pionnières dans la mise en place du travail à domicile ont fait marche arrière. C'est le cas de Yahoo qui, en 2013, avait demandé à ses collaborateurs de reprendre le chemin des bureaux. Marissa Mayer était à l'époque patronne du groupe. IBM qui avait fait adopter le travail à distance à 40% de ses 390.000 salariés, en économisant au passage 100 millions de dollars chaque année de frais de bureaux, avait également fini par mener campagne pour que ses salariés reprennent l'ancien modèle d'organisation.

Le Remote, c'est la panacée ou pas ? Comme dit le dicton: l'avenir nous le dira.

À titre indicatif, Integraphone, société de services informatiques, spécialiste des nouvelles technologies, propose, assiste et accompagne les entreprises dans leur processus de transformation numérique.

Sylvestre Samb
Chargé de Communication & Marketing │ Integraphone

 


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